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La maternité de Creil : une tartuferie de plus signée En Marche et consorts…

Vendredi 5 Avril 2019


Après le silence et l’indifférence, le président de la république a émis le souhait de rouvrir le dossier de la maternité de Creil lors d’un déjeuner offert à l’Elysée aux principaux élus de notre région.
Isabelle Maupin, élue Génération Creil- En Marche, s’attribue le mérite de cette décision, faisant la leçon au passage, sur ce que doit être une mobilisation citoyenne et républicaine.
Nous lui rappellerons quelques éléments factuels.

Cela fait 18 mois que le comité de défense de l’hôpital est en lutte avec le soutien des élus socialistes et front de gauche de la majorité creilloise contre cette fermeture.
18 mois que nous avons tout tenté, à commencer par le dialogue, la pétition, la votation citoyenne, la saisine de la justice, la manifestation puis l’occupation en dernier recours.
Malgré de nombreux courriers adressés au Président de la république l’alertant des décisions iniques qui étaient en passe d’être prises sur ce dossier par la Directrice de l’ARS et la Ministre de la santé, ce dernier est toujours resté silencieux et n’a jamais répondu. Les nombreuses questions posées par plusieurs parlementaires de gauche lors des séances publiques à l’assemblée nationale et au sénat ont toujours reçu des réponses polies certes, mais où la vérité était travestie, où la réalité de notre territoire était occultée.
Si nous comprenons bien, le Président de la République ne répond favorablement qu’aux élus de son courant de pensée ? Nous notons que cette attitude est l’exemple même d’une réponse citoyenne et républicaine.

Il est bon de se rappeler que, depuis 18 mois, aucun élu du groupe Génération Creil- En marche n’a daigné apporter son soutien, de près ou de loin, à ce service public de santé primordial pour les femmes et les familles de notre territoire. Mieux encore, la décision de l’ARS et de la ministre Mme Buzin, a reçu un soutien de poids : celui du député Pascal Bois appartenant lui aussi à la République En marche.
Madame Maupin n’a quant à elle ouvert le dossier qu’en février 2019, c’est-à-dire le mois dernier !!!
A-t-elle été piquée au vif par les interpellations des élus de notre groupe lors du conseil municipal du 13 février dernier, ou n’a-t-elle pas finalement cédé à la pression populaire d’une opinion consternée par leur absence.

Dans un tel contexte, il faut quand même oser ! C’est dans ces postures là que l’on reconnait les élus soucieux de leurs concitoyens et les autres !
On ne peut que se réjouir de la décision du Président de la République. On peut néanmoins avoir des doutes sur les objectifs poursuivis.
Cette décision abusive a déjà eu un coût financier et humain énorme: coût du déménagement et des travaux sur Senlis, départ de professionnels, grève des urgences de Creil depuis plusieurs semaines… Autant d’argent public, de services déstabilisés que l’on aurait pu éviter si l’ARS avait accepté le moratoire demandé par les élus.

Combien cela coûtera de revenir en arrière maintenant ? Combien de professionnels avons-nous perdu sur la route ?
De notre côté, nous attendons davantage que des effets d’annonce. Il va falloir assumer les erreurs du passé et trouver des solutions concrètes.
Nous serons attentifs à ne pas donner de faux espoirs aux habitants de cette agglomération. Ils ont été déjà assez bernés par le gouvernement Macron et ses représentants locaux de la République en Marche.
Madame Maupin et ses amis d’en marche fanfaronnent sur les réseaux sociaux et dénigrent ouvertement les méthodes qui ont été les nôtres pour défendre notre, votre maternité.

Nous admettons la critique mais nous attendons avec une certaine impatience la feuille de route dont sera missionné Monsieur le Préfet et les conclusions qui sortiront de cette nouvelle concertation.
Nous n'osons imaginer que cette posture Macronienne ne soit destinée qu’à apaiser momentanément les esprits et ne débouche sur rien si ce n’est générer encore davantage de frustration et de dépit chez nos concitoyens.
Sachez que seule la défense des services rendus à nos concitoyens est au cœur de nos actions. Les effets de manche et les mises en scène nous les laissons à d’autres.
Nous restons mobilisés avec tous les acteurs de la première heure et le combat continue.