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Conseil municipal du 25 mars 2013 : Prenons un peu de hauteur !

Mercredi 10 Avril 2013


Conseil municipal du 25 mars 2013 : Prenons un peu de hauteur !
Vous trouverez ci dessous un texte publié sur le site de Jean Claude Villemain . Il résume de manière parfaite la situation à Creil. Nous avons hésité avant de publier ce texte qui n'est pas anonyme, mais vu son succés sur le site www.jeanclaudevillemain.fr et sur les réseaux sociaux, .... et face aux multiples demandes (plus de 600) nous avons décidé de le publier.

N’hésitez pas à votre tour à le partager et à le transmettre afin de mieux comprendre ou sont passés les élus que nous cherchons en réunion de groupes, en commissions, en représentations, ... et surtout s'amuser du jeu de certains petits malins à l'approche des élections de 2014.



"Au-delà des effets de manches et des harangues faites à l’occasion du dernier conseil municipal, il est surtout l’occasion de faire un point d’étape avant les municipales de 2014.

En ce qui concerne l’UMP, la situation est simple. Abandonné par ses colistiers, son leader n’a pas compris qu’il était un candidat fantoche, pâle copie de son héros hâbleur Nicolas Sarkozy et qu’il n’a aucune légitimité au sein de son propre camp qui ne l’accepte pas et ne l’acceptera jamais ; Il est le candidat de la diversité de service. La droite départementale plus soucieuse de préserver ses bastions : Chantilly, Compiègne et de garder ses acquis à Beauvais ne cherche pas vraiment à gagner Creil. Elle la lui laisse en l’observant d’un air goguenard et sans doute avec un peu de mépris.

Il suffit de regarder ses résultats et ceux de la candidate officielle de l’UMP aux dernières législatives pour comprendre. Il est vrai que ses allers et retours entre l’UMP et l’UDI ont pu déstabiliser les électeurs.

L’inconvénient de cette stratégie c’est qu’elle radicalise l’électorat de droite qui ne se reconnait pas en lui et se tourne de plus en plus vers le Front national. Mais après tout n’est ce pas, la-aussi, une stratégie de l’UMP, tentée par l’alliance avec l’extrême droite version Mancel/Copé ?

Est-ce qu’à défaut de pouvoir conquérir eux-même ce bastion de gauche qu’est Creil depuis 90 ans, rêvent-ils, en secret pour l’instant encore, que ce soit Marine Le Pen qui le fasse, quitte à sceller des alliances ultérieurement ?

En ce qui concerne le groupe AVEC, la situation est plus complexe. Orphelin de son leader, Gilles Seguin, il est l’agrégat de personnalités composites aux ambitions diverses. Il n’a aucune « ossature » politique cohérente, tiraillé qu’il est entre les transfuges du PS pour les uns, nouveaux venus pour les autres, un candidat MODEM, des élus de la société civile et les verts. Eux aussi, refusant les accords nationaux, ont présenté un candidat et son suppléant aux dernières législatives. Ils ont fait un piètre résultat.

A l’approche de 2014, leur groupe a explosé et il est bien difficile de les situer sur l’échiquier politique. Leur présidente a démissionné de EELV et leur nouveau héraut, à la phrase courte mais à la grosse voix, démissionnaire du MODEM parait-il, semble vouloir, au moins dans la méthode, se mettre dans la roue du leader provisoire de l’UMP. Difficile pour l’instant de s’y retrouver.

Peut-être envisagent-ils de composer une liste divers droite/divers gauche et centre, avec des socialistes reconvertis à l’écologie, mais leurs individualismes forts et leur manque de corpus politique donne à craindre des affrontements violents en leur sein comme ceux qui se font jour aujourd’hui dans leur groupe et aussi au sein d’une partie de notre propre majorité, mais j’y reviendrai tout à l’heure.
Depuis le début du mandat, il m’apparait que les oppositions ont commis une triple erreur.

La première a été de parier sur un éclatement rapide de la majorité. C’était une difficulté que j’avais acceptée dès la composition de notre liste de deuxième tour en 2008. Malgré des désaccords ponctuels avec nos partenaires, nous avons réussi pendant 5 ans à mener ensemble la politique municipale sur la base de notre programme « Creil l’Audacieuse ».

La deuxième a été de focaliser leurs attaques sur la personne seule du maire sans aller sur le fond de l’action municipale. Privilégiant la une des manchettes des journaux des lendemains de conseil municipal, ils n’ont pas su construire d’alternatives crédibles à notre propre projet.

En négligeant aussi de travailler au sein des commissions municipales, ils n’ont pas acquis les compétences qui leur auraient permis de se présenter en 2014 et être une alternative crédible et réaliste et une vision de la ville qui puisse répondre aux attentes des habitants. Ils seront surtout incapables, et c’est le plus grave, d’anticiper un programme chiffré sur la base d’un budget réaliste.

La troisième a été, pour attaquer le maire, de remettre en cause la ville elle-même et ses habitants. Au lieu de défendre la ville, ils l’ont dégradée parfois violement. Grossière erreur dans une ville qui a été trop souvent stigmatisée par le passé. Au lieu de se féliciter de ses réussites ils les caricaturaient, les minimisaient, voire les condamnaient.

Cette tripe erreur révèle trois failles:
• L’incapacité à se projeter dans le temps, c'est-à-dire 10 ans minimum, pour préparer l’avenir d’une ville de 35 000 habitants et d’une agglomération de 80 000 personnes.
• L’incapacité de passer de l’invective à la proposition.
• L’inaptitude à saisir les enjeux de l’ensemble de la ville et de ses habitants, tous quartiers confondus et leurs complémentarités en ne privilégiant que des réseaux strictement locaux, amicaux ou communautaristes.

Venons-en à notre propre majorité :

Le groupe PC, à l’origine structuré, s’est lancé à l’occasion des régionales dans l’aventure « Colère et espoir ». Là aussi les résultats électoraux furent médiocres et il en a suivi une marginalisation de son leader et un groupe lui aussi éclaté.

Tout au long du mandat, campé sur des valeurs affirmées et revendiquées, le groupe Lutte ouvrière a toujours été loyal à la majorité sur la base d’engagements clairs et du dialogue.

En ce qui concerne le parti socialiste, nous avons fait en 2008, le choix de la diversité, de la parité, du rajeunissement et d’un équilibre entre de nouveaux et jeunes socialistes inexpérimentés dans la gestion municipale et d’autres formés et aguerris aux contraintes de cette même gestion.

La plupart des nouveaux venus ont rapidement compris les enjeux de la vie municipale, ses contraintes et son cadre. Ils remplissent aujourd’hui pleinement leur mission d’élus au sein du collectif. Quelques autres, sans doute enivrés par leur élection et leurs nouveaux titres, se sont installés dans les mois qui suivaient dans une position distanciée vis-à-vis de la majorité.

N’osant pas affronter cette majorité, mais n’envisageant pas de démissionner, ils ont cessé peu à peu de siéger dans les commissions et de remplir leur mission de représentations de la ville dans les instances où ils devaient siéger, ainsi que dans les manifestations publiques. Ils se sont isolés de fait, s’installant dans une opposition interne larvée.

Des égos trop trempés, une ambition surdimensionnée, la certitude de « savoir » et son corolaire, le refus d’apprendre des autres les ont menés dans une impasse à laquelle il n’y pas d’issue, sauf à démissionner.

Quant au PRG, lui aussi divisé, il se retrouve dans la même impasse avec un jeune président ambitieux, et des élus souvent novices qui tentent de rejoindre d’improbables alliances de circonstance au gré des conseils et toujours sur des sujets de seconde zone.

Qui peut croire en effet que des retraits de délégations soient des sujets d’intérêt majeurs pour les Creillois au-delà du microcosme des « agioteurs » politiques ?

Il suffit, comme je le fais de parler régulièrement avec les habitants pour savoir qu’ils s’en moquent complètement, préférant parler de l’avenir de notre ville et des réalisations. Ils nous ont élus justement pour ça puisque c’est le principe même de la démocratie représentative.

Qu’en sera-t-il des 12 mois à venir ?

Empêtrés dans leurs oppositions systématiques, il ne fait aucun doute qu’ils poursuivront la course à l’obstruction sournoise, au harcèlement permanent du maire, de la majorité et de tous ceux qui veulent continuer à travailler jusqu’à la fin du mandat ; j’y suis préparé.

Ils utiliseront tous les moyens, y compris les plus médiocres : Calomnies, mensonges, injures, attaques personnelles et désinformation aidés en cela par les intermittents locaux de la politique qui changent de partis et d’alliances au gré des élections successives; Ils ont commencé.

Le budget est maintenant voté et notre majorité a les moyens de terminer son mandat et de mener notre projet à bien ; c’est ce que nous ferons.

Nous allons profiter des congés d’été pour préparer notre bilan que nous présenterons aux Creilloises et aux Creillois durant le dernier trimestre de 2013, puis le moment venu, nous leur proposerons un projet pour le prochain mandat, sur la base de notre expérience mais surtout d’une parfaite connaissance de ce qui est financièrement possible pour notre ville et notre agglomération.

Pour terminer une remarque sur ce « prétendu » autoritarisme que l’on me prête parmi mes opposants zélés ; il n’est que le sens de mes responsabilités, celles que j’ai prises en 2008 devant les électeurs.

La gestion publique se découpe en 3 phases :
1/ Proposition
2/ Débat et concertation
3/ Décision et mise en œuvre de la décision.

Le courage ne consiste pas à se contenter de la proposition, du débat et de la concertation mais d’assumer la décision et sa mise en œuvre, au risque de mécontenter un certain nombre de nos concitoyens car rares sont les décisions qui font l’unanimité.

Gérer c’est choisir, choisir c’est décider !

Nos « agioteurs » de la politique se complaisent quant à eux dans le débat sans fin, certains ainsi de ne déplaire à personne puisqu’ils ne tranchent jamais et débattent sans fin, en particulier sur des sujets subalternes. Les réseaux sociaux sont, à ce sujet, éclairants.

Ce n’est pas pour cela que le maire de Creil est élu, mais pour gérer, conformément à son engagement politique, une ville de 35 000 habitants, avec 750 agents de la fonction publique territoriale et un budget de 80 millions €.

C’est pourquoi il m’est apparu nécessaire, à l’occasion du vote de ce budget, de poser les enjeux pour l’avenir. Il appartient maintenant à chacun de prendre, dans la transparence, ses responsabilités devant les Creilloises et les Creilloises en assumant ses choix, en rendant compte de ses actions et en expliquant ses positions.

Nos concitoyens trancheront en mars 2014 et je ne doute pas pour ma part de leur clairvoyance entre les « grands diseux » et les « grands faiseux ».