Inscription à la newsletter

Celles qui réclament le droit d’être femme, tout simplement.

Vendredi 27 Août 2021


« L’heure est venue de mettre fin à cette guerre sans fin », a déclaré Joe Biden devant les caméras du monde entier. D’ici le 11 septembre, date ô combien symbolique, le président des Etats-Unis a annoncé qu’il souhaitait le retrait de toutes les troupes américaines d’Afghanistan. Le 11 septembre, l’amère parole donnée devra être respectée, et les talibans resteront seuls dans le royaume que nous leur avons laissé.

Et après ? Quel lendemain pour ceux qui restent ? Quel avenir pour celles que plus rien ne sépare du retour d’un pouvoir extrême, asservissant, mortel ? Que deviendront celles qui ont étudiées, qui se sont émancipées et affirmées ? Que deviendront les journalistes, les juges, les enseignantes, les sportives, les élues ? Allons-nous détourner le regard face à ceux qui les menacent ? Allons-nous rester sourds à leurs appels à l’aide ? Car à quel contrôle pourrons-nous bien prétendre si nous nous désengageons totalement du terrain qu’elles ont durement conquis pendant 20 ans ?

Tant d’interrogations qui restent sans réponse de la part de l’Elysée, alors qu’il devrait être de notre devoir d’accueillir toutes celles qui réclameraient l’asile politique. On ne devrait pas avoir à craindre pour sa vie parce que l’on travaille, parce que l’on n’est pas mariée, parce que son visage n’est pas entièrement couvert. Aujourd’hui, il est impensable que la lumière de ces femmes si courageuses s’éteigne, engloutie par l’obscur retour des talibans au pouvoir. Femmes ! Femmes de de tout horizon, de toutes couleurs et religions, faîtes entendre votre voix, n’abandonnons pas celles qui restent, celles qui tremblent, celles qui réclament le droit d’être femme, tout simplement.