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100 ans de Socialisme à Creil

Vendredi 21 Juin 2019

Discours de Sophie Lehner, Secrétaire de la section du PS de creil, Samedi 8 juin 2019



Cher Jean-Claude, chers camarades, chers amis,
Tout d’abord permettez-moi de remercier les personnes qui ont contribué à cette rencontre : Fatou, Mohamed, Larbi, Othman, Ali, Alain, Rolande, Mariline, Christophe, Carole, Sylvain et tous les militants qui participent habituellement à nos actions, vous vous reconnaitrez.
Je suis particulièrement émue de prendre la parole aujourd’hui devant vous pour cet anniversaire, 100 ans cette année que les socialistes sont aux responsabilités dans notre ville.
C’est un moment important qu’il est plus que jamais important de célébrer et je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces femmes, tous ces hommes qui nous ont précédé et qui pierre après pierre ont bâti cet héritage.

J’ai été bercée aux valeurs socialistes, mon histoire personnelle est vicéralement liée à celle de Creil, à celle des socialistes, celle des mouvements ouvriers, de cette terre d’industrie, du militantisme et de la transmission.
J’ai une pensée émue en cet instant notamment pour mon grand-père, René Braibant, ouvrier à la Vieille Montagne, là où aujourd’hui va se dessiner le projet phare de la prochaine mandature.
Pour mon grand-oncle, Jean Braibant, Conseiller Municipal aux côtés d’Antoine Chanut,
J’ai une pensée affectueuse pour ma maman qui a su me transmettre cette passion, cet engagement, elle, la militante de toujours.
Je suis aujourd’hui secrétaire de la section de Creil, élue municipale et intercommunale et je mesure combien la tâche est importante, parfois difficile, mais combien je suis fière de pouvoir l’exercer.
J’ai eu la chance de grandir avec F. Mitterrand puis Lionel Jospin. J’ai voté pour la première fois en 1999. C’était la première fois qu’une liste de gauche arrivait en tête aux élections européennes. On s’inquiétait à l’époque des scores du Front national qui n’arrivait pourtant que 7ième… Et comme on avait raison de s’inquiéter…

L’histoire de notre grande famille socialiste n’a pas été un long fleuve tranquille. Des hauts, des bas, des victoires, des déceptions cruelles, des temps de doute, de colère, de combats, de renoncement, mais toujours debout !
Oui mes amis, nous sommes toujours debout, reste à reconstruire avec l’appui des militants les plus solides, les plus convaincus, ceux qui êtes encore là !
Notre grande famille a vécu de nombreuses tempêtes, de grandes tourmentes mais nous avons toujours su résister et nous avons toujours su rebondir ici à Creil.
Nous avons parfois eu des sueurs froides mais nous avons toujours évité les écueils qui auraient pu provoquer l’avarie et faire couler le bateau socialiste creillois.
Si vous doutez de mes propos tournez-vous vers nos militants porteurs de notre histoire commune, Serge Bernard Luneau, François Asensio, pour ne citer qu’eux, ils sauront vous relater avec passion et ferveur notre Histoire.
Notre histoire, elle est synonyme de luttes.

Jules Uhry, est devenu le tout premier maire socialiste de notre ville le 10 décembre 1919, quelques mois après avoir été élu député. Il s’est battu pour la défense des ouvriers, aux côtés de Jean Jaurès. Localement, les familles d’origine ouvrière de cette époque se souviennent de son action en faveur du logement, de la santé… On lui doit par exemple notre piscine, la première piscine de l’Oise.
Jean Biondi sera lui aussi député maire et restera dans l’histoire parmi les 80 parlementaires qui refuseront de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Fervent résistant, il sera emprisonné et torturé. Titulaire de la Croix de guerre avec Palme, de la médaille de la Résistance, à la libération, son combat restera celui des ouvriers, poursuivant les constructions de logements et organisant la reconstruction post bombardement du centre-ville.
Gabriel Havez, lui aussi grand résistant, poursuivra l’œuvre de ses prédécesseurs et sera maire pendant 12 ans. Il obtiendra la médaille du mérite social en 1956 et du mérite civil en 1959.
Antoine Chanut devient maire à son tour en 1962. Résistant lui aussi. Père fondateur de notre intercommunalité, il deviendra en 1965 le premier président du District Urbain qu’il a contribué à créer.
Lui succèdera ensuite Jean Anciant. Député maire également, Creil connaîtra un développement considérable sous sa mandature. Particulièrement dans le domaine culturel qu’il considère comme une arme permettant l’émancipation des citoyens, un pendant de l’éducation pour la défense de nos valeurs républicaine à une époque où le chômage et la désindustrialisation font leur apparition et fragilise le tissu social.
Nous arrivons au 21ième siècle. Christian Grimbert succède à Jean Anciant en 2001. Syndicaliste enseignant, il aura contribué à d’importantes évolutions intercommunales (le 1er projet de territoire, le passage au statut de communauté d’agglomération) et sera à l’origine des 1eres grandes rénovations urbaines notamment du quartier Gournay les Usines.
En 2008, lui succède Jean-Claude Villemain, ici présent. Militant depuis 1977, élu depuis 1983… On lui doit, et je ne dis pas ça parce qu’il est là, des avancées majeures pour notre ville : l’épicerie sociale (CESAM), la rénovation du quartier Rouher, la côte à cricri, la passerelle Mandela, l’école Danielle Mitterrand bientôt l’éco-port fluvial. Les marqueurs de son passage aux responsabilités sont incontestablement la démocratie participative et l’écocitoyenneté avec l’agenda 21, la maison de la ville, le développement des maisons de quartier, le budget participatif... Il est devenu en 2017 le 1er président de l’ACSO et c’est à lui
que l’on doit la réussite de cette fusion avec nos voisins de Pierre Sud Oise. Le pôle métropolitain, structure à rayonnement départemental, pour favoriser le développement économique de notre territoire c’est lui également. Et ce n’est pas fini…

Nous allons dans les prochains mois engager un nouveau combat. Ce combat sera à n’en point douter dur, violent. Nos adversaires depuis maintenant plusieurs années ne font pas dans la délicatesse, dans le respect.
Les attaques sont destinées à blesser, à discréditer, à jeter en pâture la personne visée pour mieux l’anéantir. Et que dire des intimidations distillées à l’envie ?
J’ai toujours eu énormément de mal à accepter ces méthodes d’un autre temps, ces méthodes si souvent décriées et qui pourtant sont pratiquées par certains de nos futurs adversaires, sans vergogne.
Ces mêmes adversaires qui passent leur temps à salir notre ville, à la rendre indigne. Savent-ils qu’en agissant de la sorte ce sont les creillois qui sont stigmatisés, salis ?
Comment voulez-vous que nos jeunes creillois, nos habitants parviennent à trouver un emploi quand l’employeur a eu la curiosité d’aller faire un tour sur les sites alimentés en permanence par nos détracteurs ?
Ils agissent de la sorte pour toucher la municipalité en place mais ce sont les Creillois les premières victimes !
Leur attitude sur deux dossiers majeurs pour notre ville : le barreau Roissy-Creil-Amiens et la défense de notre maternité attestent de leur mentalité.
Pour le premier dénigrement, critiques acerbes. Ils ont voulu faire croire aux Creillois que ce projet était trop grand, trop ambitieux pour eux. Vous les avez vu se mobiliser ? accompagner à rendre possible cette liaison, pourtant, indispensable au développement de notre ville, primordiale pour s’ouvrir directement sur le bassin d’emplois de Roissy.
Que dire concernant la défense de la maternité ? les postures en sont risibles !
Surtout ne pas apparaitre aux cotés des défenseurs de la maternité, surtout tenter de faire porter la responsabilité sur JC Villemain. Il fallait vraiment être absent et désintéressé du combat pour ne pas voir qu’il était le 1er au front… Et ensuite instrumentaliser de manière grotesque un déjeuner de Maires à l’Elysée et prétendre qu’on leur doit la réouverture du dossier... Mais je vous le dis, comme je le pense, les Creillois sont des imbéciles à leurs yeux !
Je vous le dis comme je le pense, les véritables ressorts qui les animent ne sont pas l’intérêt des creillois mais l’assouvissement d’ambitions personnelles.
La vérité doit être dite aux Creillois !

Les Creillois sont légitimes à exprimer parfois leur colère, à interpeller les élus car les demandes n’avancent pas assez vite, mais se faire salir en permanence par des élus d’opposition qui surfent sur les fakes news ce n’est pas digne de personnes qui veulent prendre la place des grands !
Pour notre part nous ne changeons pas de cap en fonction du sens du vent.
Nous avons depuis toujours construits et dirigés cette ville avec des élus issus de partis de gauche au premier rang d’entre eux le Parti Communiste.
Pour les prochaines municipales de mars 2020 j’ose fortement espérer que les alliances de gauche se concrétiseront et que nous parviendrons à proposer aux creillois un projet digne d’eux.
Nous avons toujours veillé à maintenir cette union de la gauche qui protège et propose aux citoyens une ville ouverte, tolérante, solidaire, libre.
Même si nous sommes différents, pas toujours en phase sur certains points, nous avons la même volonté celle d’agir pour et avec les Creillois.
C’est ce Creil que j’aime, une ville de toutes les diversités, où les talents peuvent s’exercer, où la solidarité et la générosité s’imposent, celle où les gens vous sourient avec les yeux.
C’est pour ce Creil que je veux me battre, c’est pour ce Creil que je vous invite à vous mobiliser,
C’est pour défendre cet héritage, pour que Creil reste socialiste, reste de gauche, dans un département de plus en plus marqué par la droite dure et l’extrême droite que nous allons tous nous impliquer fortement dans cette campagne à venir.
Alors bon anniversaire chers camarades, vive le socialisme et vive Creil !
Merci à tous !